Pour l’Avent, soyons des veilleurs vigilants

mardi 21 novembre 2017 0

Très bientôt, nous allons nous mettre « en Avent ». Quatre semaines pour nous préparer à la fête de Noël. Les rues s’illuminent ; les magasins prennent leurs belles parures ; les vitrines s’animent ; les comptoirs de Noël s’installent partout, et même dans notre paroisse.

Nous, chrétiens, nous préparons à accueillir un Dieu qui vient à notre rencontre dans le plus grand dénuement. Il se fait le Dieu fragile. Il s’abandonne entre les mains de l’humanité. Il nous rejoint sous les traits d’un nouveau-né. Cette période de l’Avent et de Noël est là pour nous faire rêver. Nous avons besoin de rêve dans notre vie. Mais n’oublions pas qu’il y a des gens autour de nous, qui regardent toutes ces lumières illuminées, avec un sentiment d’injustice en se disant « Ce n’est pas pour moi ! »

Ce temps de l’Avent et de Noël nous invite à faire avancer la justice et le partage. Nous ne pouvons pas construire la paix sans la justice. Nous prions et agissons pour que chacun puisse avoir le minimum auquel il a droit : se nourrir, se loger et travailler.

Certes, il est difficile que tous puissent jouir de ces droits. Et cela nous appelle à davantage de vigilance, à devenir veilleurs.

Nous sommes des veilleurs des signes que Dieu nous fait. La fin du monde n’est pas pour demain. Nous vivons, encore, le temps où Dieu veut et peut naître en chacun de nous chaque fois que nous sommes acteurs de justice et de paix autour de nous.

L’Avent est un temps, pour nous ajuster à Dieu et à nos prochains, pour nous laisser gagner par la confiance, pour nous réconcilier avec Lui et avec nos frères.

Nous sommes des veilleurs pour nos sœurs et frères en humanité. Nous sommes appelés à nous toucher par la détresse de tous ceux qui souffrent. Nous sommes invités à aller à la rencontre des autres, dans leurs différences, dans leurs joies, dans leurs peines. Nous offrons une parole d’espérance, un geste de réconfort vers ceux qui qui se sentent rejetés et exclus. Nous pouvons aussi risquer une demande de pardon envers ceux que l’on a pu offenser ou blesser — volontairement ou involontairement.

L’Avent est l’attente de Dieu qui se livre entre nos mains. Il nous demande de le prendre chez nous. Car Noël, c’est l’Amour qui s’abandonne, c’est l’accomplissement de l’Alliance entre Dieu et l’humanité.

Vivons, encore une fois, un Noël solidaire ; un Noël combattant l’injustice ; un Noël véhiculant la paix ; un Noël qui fasse place au partage. Voilà un signe pour ce monde, une manière d’être témoin de l’amour de Dieu qui s’offre à nous.

Pasteur Laza Nomenjanahary


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